Alors que le secteur extractif est en pleine mutation, l’année 2025 se profile comme un tournant historique pour la production d’or nationale, dépassant toutes les attentes fixées lors de l’exercice précédent.
Analyse d’une croissance spectaculaire portée par une stratégie industrielle ambitieuse.
Au-delà des prévisions : Une trajectoire ascendante
L’industrie aurifère ivoirienne ne se contente plus de progresser ; elle accélère. Pour comprendre l’ampleur de ce boom, il faut regarder les chiffres récents :
- Objectif 2024 : Les prévisions tablaient sur une production comprise entre 55 et 58 tonnes.
- Projection 2025 : Les indicateurs sont au vert pour franchir le cap symbolique des 62 tonnes.
Cette augmentation constante n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une politique minière rigoureuse et d’investissements massifs dans l’exploration et l’exploitation.
Le saviez-vous ? Selon les rapports Bilan 2024/Perspectives 2025 du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, cette hausse de la production consolide la place de l’or comme l’un des piliers majeurs de l’économie ivoirienne, aux côtés de l’agriculture.

Les moteurs de la croissance : Lafigué et l’extension des sites
Comment expliquer ce bond de production prévu pour 2025 ? La réponse réside dans la mise en service de nouveaux gisements stratégiques et l’optimisation des sites existants.
1. L’impact de la mine de Lafigué
Le catalyseur majeur de cette année record est sans conteste l’entrée en production de la mine de Lafigué. Exploitée par Endeavour Mining, cette nouvelle mine illustre le dynamisme du secteur. Sa contribution directe au volume national permet de sécuriser et de dépasser les objectifs fixés par l’État.
2. L’extension des mines existantes
Parallèlement aux nouvelles découvertes, les opérateurs miniers déjà installés ont investi dans l’extension de leurs capacités de traitement et l’élargissement de leurs zones d’exploitation. Cette double dynamique — création de nouveaux sites et densification des anciens — crée un effet de levier puissant sur le tonnage global.
Conclusion
Avec une production attendue au-delà des 62 tonnes, 2025 ne sera pas une année comme les autres. Elle marquera l’histoire économique de la Côte d’Ivoire, prouvant la capacité du pays à valoriser son sous-sol de manière efficace. Pour les investisseurs et les acteurs du secteur, le message est clair : le potentiel aurifère ivoirien est loin d’avoir atteint son plafond.

